Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Sonatrach : Moumen Ould Kaddour, un PDG déjà fragilisé à la tête d’une compagnie en plein doute - Source : TSA Algérie

Publié par The Algerian Speaker sur 26 Mars 2017, 19:48pm

Catégories : #TCHIPA (Corruption) - srika et tutti quanti

Sonatrach : Moumen Ould Kaddour, un PDG déjà fragilisé à la tête d’une compagnie en plein doute - Source : TSA Algérie

Le PDG de la compagnie Sonatrach, Amine Mazouzi, a été limogé ce mardi 20 mars. Moumen Ould Kaddour, dirigeant de Brown & Root Condor (BRC), une filiale de Sonatrach en partenariat avec une entreprise américaine, est nommé à la tête de la compagnie pétrolière publique, selon un communiqué du ministère de l’Énergie. Ce personnage est réputé proche de l’ex-ministre de l’Énergie, Chakib Khelil. Ould Kadour, à la tête de BRC, a également été impliqué dans un vaste scandale de détournement de fonds et condamné à une peine de prison. Un choix étonnant.

Depuis l’éclatement des scandales de corruption en 2009 et 2010, la compagnie pétrolière, poumon économique de l’Algérie, est minée par une instabilité managériale inquiétante. Meziane, Cherouati, Feghouli, Zerguine, Sahnoun, Mazouzi et Ould Kaddour… Depuis 2010, la Sonatrach est à son 7e PDG. Une moyenne de un par an.

Le plus étonnant est qu’Ould Kaddour arrive déjà fragilisé. Condamné à de la prison pour un vaste scandale de corruption, ce personnage arrive avec un a priori négatif. Une telle situation est extrêmement dommageable pour un géant de la taille de la Sonatrach. Cette compagnie, stratégique au plus haut point, pâtie d’une série d’interférences politiques, d’une absence de stratégie de long terme et d’une gestion hasardeuse. En effet, elle en devient ingérable et se retrouve confrontée d’année en année à un vide au sommet, qui ne permet pas de fixer un cap.

Les nominations et limogeages, au gré des changements de conjoncture, de ministre ou de l’éclatement de scandales de corruption donnent une image d’une compagnie instable. Un géant au pied d’argile, sans cesse fragilisé. L’héritage, la gestion et le lourd passif présumé de Chakib Khelil, ancien « tout-puissant » ministre de l’Énergie n’a donc pas fini de créer des remous.

Au-delà, ce nouveau changement intervient au lendemain d’un rapport « gênant » de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur les niveaux de production des réserves pétrolières du pays. Ce document contredit l’optimisme affiché par la compagnie nationale notamment sur les investissements programmés et réalisés. Il annonce même un déclin progressif de la production algérienne de pétrole. Ces derniers jours, la Sonatrach a publié un bilan pour tenter de contredire les données de l’AIE. Une stratégie de communication improvisée, en vain.

 

 

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